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la journée internationale DES DROITS DES FEMMES, Tonan !

Le jour où j’ai décidé d’expliquer le 8 mars aux communicant·es


Chaque année, le 8 mars arrive avec son lot de visuels roses, de citations vaguement inspirantes, de promotions “spécial femmes” et de messages pleins de bons sentiments et en plus cette année y'a les municipales.


Chaque année, je me dis que ça va passer.


Et chaque année, je me retrouve à répéter la même chose : Non, la Journée internationale des droits des femmes n’est pas une fête. Non, ce n’est pas la journée de la femme. Non, ce n’est pas un marronnier marketing.


Alors cette fois, on va reprendre depuis le début.

Pas pour humilier qui que ce soit. Mais parce qu’à force, l’approximation devient un système.


Pourquoi cette journée existe


La Journée internationale des droits des femmes ne sort pas d’un calendrier de community manager.


Elle émerge au début du XXe siècle dans les mouvements ouvriers et socialistes.

  • En 1910, Clara Zetkin propose la création d’une journée internationale pour soutenir les luttes des femmes, notamment le droit de vote et de meilleures conditions de travail.

  • En 1917, les grèves d’ouvrières en Russie participent à ancrer cette date dans l’histoire.

  • En 1977, les Nations unies officialisent la reconnaissance de cette journée.


Ce n’est donc pas une invention récente. Ce n’est pas symbolique. Ce n’est pas décoratif.

Et surtout : chaque mot compte.


=>Journée internationale : elle concerne le monde entier.

=>DES droits : pluriel. Les droits civiques, politiques, économiques, sociaux.

=>Des femmes : pas “la femme” abstraite. Les femmes, réelles, diverses, situées.


Quand on enlève un mot, on enlève du sens. Quand on simplifie l’intitulé, on simplifie le combat.


Ce que nous voulons


Le 8 mars peut servir. Vraiment.


Il peut servir à :

  • Échanger : Organiser des discussions internes sur les conditions de travail, les écarts de carrière, les biais inconscients.

  • Mesurer: Regarder les chiffres : écarts salariaux, répartition des postes à responsabilité, accès aux promotions. En France, les entreprises de plus de 50 salarié·es publient un index d’égalité professionnelle. C’est imparfait. Mais c’est un outil.

  • S’engager: Fixer des objectifs précis et publics. Rendre des comptes l’année suivante.


Par exemple:

  • En Islande, les entreprises doivent prouver qu’elles respectent l’égalité salariale via une certification.

  • En Espagne, les entreprises de plus de 50 salarié·es doivent mettre en place des plans d’égalité.

  • La Ville de Rennes et ses partenaires ont programmé des événements de sensibilisation et d’actions sur l’égalité femmes-hommes à l’approche du 8 mars: Lire l'article

  • Le Mémorial Acte a organisé un debat sur le thème: Les féministes 2.0 : qui sont-elles , que revendiquent- elles ?

  • Sans oublier les idées simples à mettre en oeuvre: conférences inspirantes, témoignages, ateliers de formation ou visibilité accrue des carrières féminines. Lire l'article


Ce sont des exemples de politiques concrètes, pas des slogans.

Mettre en avant trois collaboratrices sur LinkedIn ne constitue pas une stratégie d’égalité; c’est de la vitrine.


Ce que nous ne voulons plus voir


Non, le 8 mars ne sert pas à :

  • Lancer une promotion sur des massages “parce que vous le méritez”.

  • Faire -20 % sur des lave-vaisselle.

  • Remercier les femmes d’être “douces”, “patientes” ou “multitâches”.

  • Poster des mèmes douteux

  • Changer un logo en rose pendant 24 heures sans rien changer aux pratiques internes.


Le 8 mars n’est pas la fête des mères version corporate.


Ce n’est pas une journée où l’on félicite les femmes de tenir bon.C’est une journée où l’on interroge les raisons pour lesquelles elles doivent encore le faire.


Et non, avoir des directrices ne prouve pas l’absence de sexisme. La question n’est pas leur présence. La question est leur pouvoir réel.


Et maintenant ?


Personne ne vous demande d’être irréprochables. On vous demande d’être cohérent·es.


Si vous ne savez pas quoi publier le 8 mars, commencez par regarder vos chiffres: vos recrutements, vos promotion, vos écarts de rémunération, vos pratiques managériales.


Et si vous communiquez, communiquez sur ce que vous changez.


Pas sur ce que vous ressentez. Pas sur ce que vous supposez. Pas sur ce que vous imaginez être attendu.


La Journée internationale des droits des femmes n’est pas un moment d’émotion marketing.


C’est un moment de responsabilité.


Le reste, on l’a déjà trop vu. TONAN!




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...J'ai été témoin de phénomènes d'une rare pertinence et d'une grande force d'interpellation.😅

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